Quand la vertu devient un interdit-un appel unificateur de la nation contesté.

26 décembre 2010

-La lecture des commentaires m’a permis de constater que beaucoup d’internautes s’en prennent aux signataires de l’appel du 19 mars 2009 en essayant par tous les moyens de les discréditer(certains y trouvent même du plaisir à alimenter les controverses au détriments de l’intérêt national qui est aussi le leur) et d’indisposer le lecteur contre eux pour l’inciter à douter de leur bonne foi en raison de ce qu’il est interprété comme un réquisitoire à l’encontre de telle ou telle entité ou comme un signe prémonitoire d’un avenir incertain auquel cet appel les destine. Ces commentaires dont le but aurait du être l’enrichissement du dialogue dans la perspective de la prise de conscience par le citoyen de la réalité du danger qui pèse sur l’avenir de la nation qu’une gestion régalienne fait courir au pays à malheureusement pour objectif sa perversion pour en faire un langage byzantin qui dénote le caractère perfide de ses auteurs qui soit font partie des rentiers du système (ce qui est le plus probable) soit d’un chauvinisme qui leur fait perdre la raison et la capacité de discernement pour finir par engager,sous l’impulsion de leurs préjugés,les débats sur un autre terrain et incriminer une partie étrangère en termes de responsabilité à la tragédie nationale aux profits de celle à qui celle-ci est incontestablement imputable. 

-Un langage qui est un produit typiquement algérien et que tout autre société a banni depuis très longtemps par ce qu’il est le moyen le plus sur de fausser les débats et constitue une réelle entrave à tous projets de changement qui dans un tel contexte ne pourraient aboutir. Combien aurai-je aimé percevoir de telles joutes oratoires stériles chez la communauté chrétienne qui place l’intérêt national au-dessus de toutes autres considérations lorsqu’il y va de son avenir.! Est-il écrit que nous devons rester tributaires de nos préjugés pour occulter nos réels problèmes,entre autres,de faire face à l’ennemi commun qui,en sapant le moral de nos jeunes et en acculant la société toute entière à vivre en dessous du seuil de la pauvreté,n’a pas fait de distinction entre berbère,arabe,musulman,chrétien ou laïc puisque le pouvoir illégitime les considère tous comme »ghachi »,c’est-à-dire une populace indigne de considération encore moins de respect. 

-En effet,ceux qui persistent à émettre sournoisement des réserves quant au bien-fondé de l’appel ont une conception erronée de la démocratie .En campant sur leurs positions qui veulent que le changement prôné se fasse nécessairement sur fond de laïcité et d’amazighité exclusion faite des deux autres valeurs encore plus importantes l’une que l’autre que sont l’Islam et l’arabité ,ils s’inscrivent inconsciemment dans la stratégie éradicatrice du système et deviennent par voie de conséquence non concernés par les débats. Deux valeurs qui semblent les exaspérer et à lesquelles ils sont allergiques au point où ils ont épargné les responsables de nos malheurs depuis plus de 60 ans pour s’engager dans une campagne insensée de dénigrement contre des gens dont le tort à leurs yeux est d’avoir fait référence dans leur appel à ces deux valeurs qui sont celles de la majorité des algériens et à laquelle leur fierté les empêche de se soumettre bien que la soumission dans ce sens n’est synonyme ni d’aveu de faiblesse ou d’abandon de principes pour les uns ni de prépondérance pour les autres mais tout simplement parce qu’elle est la propriété fondamentale et universelle de la démocratie. Peu importe la manière par laquelle se fera le changement pourvu qu’il se concrétise quitte à adhérer au bouddhisme si cela s’avèrerait nécessaire. En voulant s’imposer de la sorte,ils oublient que non seulement ils revendiquent la préservation de leur identité mais vont jusqu’à l’exclusion des autres en contradiction avec l’idéal dont ils se proposent d’être les défenseurs;s’agissant d’un esprit répréhensible d’exclusion qu’ils n’ont de cesse de fustiger. 

-Ainsi,la logique aussi bien que la sagesse préconisent que tous les efforts soient conjugués pour l’instauration d’un régime démocratique garant de la liberté du culte et de l’expression car personne n’a d’autorité pour juger de la confession d’autrui qui demeure une relation entre l’être et son créateur .Une fois cet objectif atteint,la réticence n’aura plus de raison d’être et ceux qui manifestent aujourd’hui leurs inquiétudes sinon leur hostilités à cette démarche,qui demeure quoi qu’il en soit une initiative louable, regretteront leurs attitudes injustifiées car le pouvoir de la majorité ne signifie nullement la persécution de la minorité. Sinon les communautés minoritaires se seraient insurgées partout dans le monde et aucun projet de changement n’aurait réussi et les dictatures s’en seraient sorties encore plus fortes et plus que jamais décidées à persévérer dans la voie de la forfaiture. 

-La question qui s’impose n’est pas la manière du changement plutôt que de se demander pourquoi les détracteurs de l’appel n’ont-ils pas pris l’initiative avant les autres et on est disposés à les soutenir. S’agit-il d’une question de principe et de courage qui leur manquent?Sûrement. 

. –Je souhaite avoir été convainquant tout en n’ayant pas stigmatisé leur amours-propres. 

La perfidie d’un appel.

26 décembre 2010

Réplique au sujet de l’article: « Appel des intellectuels algériens contre la confusion et le défaitisme ».- Site:mailto:appel@horizons-dz.com? 

-La lecture de l’appel lancé par le collectif répondant à l’appellation usurpée: « intellectuels algériens » m’oblige à m’y attarder afin de lever l’ambiguïté qui le caractérise et rétorquer à la succession de mensonges et de supercheries qui constituent la référence sur laquelle s’appuient les initiateurs de l’appel dans leurs tentatives désespérées tendant, encore une fois,à sidérer l’opinion publique nationale et internationale en agitant la menace intégriste devenue une source intarissable d’alibis pour les systèmes en faillite en quête de solutions. Un phénomène étranger à notre religion et dont ils ne sont pas sans ignorer les circonstances dans lesquelles il a émergé et s’est développé. Ce qui m’épargnerait l’effort d’en faire la genèse. 

-Gardant sans doute à l’esprit l’image de ce peuple dont l’amour pour son pays est tel qu’il le rend naïf et sensible aux slogans pompeux et à la langue de bois alors qu’il oublient ou qu’il feignent oublier que la tragédie nationale que la propagande des services de
la DRS persiste à imputer injustement aux islamistes(du moins en grande partie) malgré son impact douloureux à tous les niveaux a été aussi nécessaire qu’instructive aux algériens qui ont connu les affres de la seconde guerre coloniale télécommandée depuis l’Elysée et menée par ses valets du cabinet noir(BELKHIR ,NEZAR ,LAMARI Smain,Mohammed MEDIENE etc..)pour prendre conscience que la stratégie salvatrice de l’instrumentalisation de ses valeurs à lesquelles il demeure malgré les épreuves profondément attaché, ne saurait avoir l’effet mystificateur de jadis sur lequel comptaient les tenants du pouvoir aux desseins macabres. 

– Profitant d’une conjoncture internationale qui lui a été favorable à la suite des évènements du 11 septembre 2001 alors que le monde était sous le choc des attentats pour échapper in extremis à un sort identique à celui qu’a connu MILLEZOVITCH et qui allait lui sonner le glas, la mafia politico-militaire au pouvoir a été ,au grand dam de leurs victimes ,estimées à quelque 250.000 individus,affranchie de ses forfaits et sauvée par un concours de circonstance assimilable à un sursis à statuer en attendant que les mutations géopolitiques viendront bouleverser l’ordre immuable établi et rendre ces crimes passibles de jugement devant les juridictions internationales. Après avoir fait évidemment toutes les concessions possibles et inimaginables aux firmes multinationales hypothéquant ainsi l’avenir des générations futures pour être dans la grâce de son seigneur.. 

-Il était prévisible que les éléments de cette « élite »(236 signataires) qui sont sensés honorer leurs rangs en adoptant à l’égard de la tragédie qui mortifie leur pays une attitude exempte de tous préjugés(au lieu de s’inspirer de l’exemple du lieutenant jean –jacques servan schreiber qui,appélé sous les drapeaux,manifesta en 1957son hostilité au colonialisme et qui déféré devant la justice militaire,bénéficia d’un non-lieu. ou de celui des pilotes Israéliens qui refusèrent il y a deux ans de piloter les apaches parce que le bombardement des enfants palestiniens perdait à leurs sens toute signification, devenait sans goût et les déshonore,et ce dans une pétition adressée au chef d’état-major de l’armée),mettent leurs plumes stipendiées et mercenaires aux ordres de la tyrannie -qui est du devoir de tout un chacun de combattre farouchement et sans répit- trahissant ainsi leur propre déontologie en se prostituant au système par des relations de vassalité et d’allégeance en vue de jeter le discrédit sur des gens dont l’honnêteté résiste à toute épreuve et dont le seul fait d’avoir bradé tous les privilèges est la preuve incontournable de leur sincérité. Eux qui ont choisi l’exil obéissant au seul appel de leur conscience pour dénoncer les génocides(dont ils sont mieux placés que quiconque pour en connaître aussi bien les commanditaires que les exécuteurs compte tenu de leurs rangs d’ex-officiers supérieurs de l’armée et de
la DRS,d’anciens diplomates,de vrais professeurs d’universités,chef de gouvernement intègre etc..)perpétrés contre la société et qui n’ont épargné curieusement que ceux qui gravitent autour du système. Une preuve supplémentaire de l’implication du pouvoir dans le drame au sujet de quoi ne subsiste plus aucun doute quand on sait qu’un certain REDHA Malek,qui est lui aussi une erreur du système tout autant que Belaid Abdessalam, Ghozali et le reste de la meute qui s’est appropriée le pays dont ils sont le malaise et qui considèrent que toute critique pour les démasquer non seulement comme un outrage mais comme une atteinte à la sûreté de l’Etat,a déclaré alors chef du gouvernement que « la terreur doit changer de camp ».Oubliant dans la foulée que de tels propos compromettent le pouvoir en le démasquant que des plumards ne cessent de gesticuler pour l’absoudre de ses crimes. Sans doute par crainte de représailles,le courage de dénoncer le crime organisé de nos officiels leur faisant défaut. 

-Se sentant condamnés à la marginalisation après avoir rempli la mission de servir de caisses de résonance à la junte politico-militaire au pouvoir depuis plus d’un demi siècle, »les intellectuels Algériens »dont les compétences se limitent à verser d’une manière éhontée dans la surenchère, essaient désespérément de récupérer le terrain perdu. Autrement,je les aurais mis devant le défis d’écrire quoi que ce soit sur:
a)-La base militaire Américaine située à Tamanrasset(dont l’accès est interdit même aux officiels algériens )et les circonstances de sa création et que tous les Algériens ignorent.
b)-la coopération étroite de
la DRS avec les services secrets étrangers:Mossad(Israël),DST(France),MI6(Grande- Bretagne),CIA(Etats-Unis),et coréens etc.. pour l’échange des compétence en matière de…..torture. Des rumeurs parlent de la participation d’experts des services sus- cités dans les carnages de BENTALHA et RAIS et à qui des émoluments exprimés en milliers de dollars sont versés à titre de salaires.
c)-Les relations étroites du général Toufik avec son homologue Américain qui font que le premier doit rendre compte régulièrement au second des opérations de l’armée dans le domaine de la lutte anti-terroriste tout comme l’a été de son vivant le général BELKHEIR avec son officier traitant Français,un certain MARCHIANI. Une autre forme de colonisation que ces trois vérités corroborent et prouvent incontestablement l’omniprésence de l’occupant et que l’indépendance que nous avons été trop naïfs de croire n’est en fait qu’un leurre que les affinités et l’interdépendance deux camps soucieux de la pérennité de leur règne que toute autre chose rendaient impératif.
d)-Le fait que la langue Anglaise n’arrive toujours pas à prendre le dessus sur sa rivale française -pour la suprématie de laquelle trois ministres rénovateurs furent sacrifiés -et leur détermination à saper l’éducation par les fluctuations délibérément entretenues chaque année dans les programmes scolaires afin de produire des générations inaptes à concurrencer leurs fils scolarisés à l’étranger en prévision d’assurer leurs relèves et de faire en sorte à ce que le niveau de celles-ci ne les qualifieront que pour juste servir de valets à leurs enfants et déchus de tout esprit revendicatif pour être corvéables à merci comme ce fut le cas lors de la colonisation. Est-ce que c’est le fait de priver le peuple algérien d’accéder au savoir de la technologie pour ne pas rester tributaire de la langue de Molière qui les motive ou est-ce que c’est
la France qui en a décidé ainsi? 

-Ce à quoi j’ai renoncé à la dernière minute à l’idée de ne pas les embarrasser davantage en les acculant vers ce danger que seule une plume sincère et dévouée pourrait braver. Mais non les résidus du système dont la composante varie du nostalgique du parti unique à l’inféodé à son ancien colonisateur d’outre- méditerranée et par voie de conséquence acolyte des généraux en passant par ceux aux casiers judiciaires peu éloquents(ils sont malheureusement très nombreux ) ayant mis la crise à contribution pour s’approprier les biens publics et faire fortunes qui leur permettent de devenir aujourd’hui les concessionnaires des firmes internationales en Algérie mais qui persistent à cause de leur voracité à rester attachés au système et ce,aux détriments de la société dont la moitié prospecte dans les décharges publiques à la recherche de leurs pains quotidiens,le reste étant des apostats issus des casinos d’Europe (au même titre que Bouteflika) et qui sentant la mort venir se sont soudain rappelés à l’âge de 80 ans leurs obligations religieuses!!! 

-Des individus dont le passé prête à équivoque ne saurait se prévaloir du droit de prendre la défense de la société qui les récuse et qui ne les a pas après tout accrédités pour le faire encore moins celle de la démocratie étant largement impliqués dans la tragédie nationale du fait des fonctions supérieures qu’ils ont exercées,la plupart étaient des ministres ou cadres supérieurs et qui furent à ce titre les scénaristes de l’horreur et partie prenante dans les événements qui ont conduit au désastre. Et ce,soit en raison de leur silence complice qui a été interprété par le syndicat du crime comme un aveu de consentement ,soit par leurs implications directes (le cas d’Aboujerra Soltani qui assistait en temps que ministre aux séances de torture dans les locaux de la sécurité militaire après avoir été(après Mahfoudh Nahnah )favorable à l’arrêt du processus électoral qu’il revendiquait à longueur de journée en compagnie de KHALIDA Messaoudi auprès du général TOUFIK. 

– Si je leur concède le fait que l’intégrisme est à l’origine du chaos bien que c’est totalement faux,comment expliquer la crise multidimensionnelle dont tout le monde sont unanimes à reconnaître que ses origines ne datent pas du 26 décembre 1991 mais qu’il faut remonter jusqu’avant l’indépendance pour appréhender le système dont ils font partie dans toute sa complexité et situer sans complaisance les responsabilités dans la dérive que connaît le pays. Ceux qui ont vécu ces évènements s’y sont suffisamment penchés pour dissiper les doutes de ceux qui veulent se rendre à l’évidence de la nature hypocrite de nos gouvernants.(Cf. Abdelhamid BRAHIMI- »aux origines de la tragédie Algérienne »-un livre que je considère comme la bible de l’histoire de la révolution tout en étant un réquisitoire à l’encontre des forces occultes qui à la manière des vampires ne se complaisent que dans le perfide mystérieux de la nuit). 

-Autant dire que la déferlante intégriste n’est autre qu’une création de ce régime quasi-régalien qui,en mal de légitimité, y recours pour provoquer la confusion comme moyen de gouvernance via les forces occultes qui incarnent réellement le pouvoir. Tout comme l’est le terrorisme pour la maison blanche de Georges W. Bush. Une étrange similitude dans la conception de la démocratie aux limites imprécises qu’il est difficile de définir et de la situer dans son contexte constitutionnel. 

-A ceux-là qui tentent dans un ultime sursaut désespéré de prendre les devants de la scène pour se dédouaner,je tiens à rappeler que ceux qui ont échoué à se faire valoir en gouvernant par la vertu voilà maintenant 60 ans,une période largement suffisante pour exprimer sur le terrain leurs bonnes intentions,ce qui malheureusement n’a pas été le cas,ne pourraient s’attendre à une seconde chance puisqu’ils finiront par succomber aux mêmes tentations et le peuple a toutes les raisons du monde d’exiger leur départ en optant non seulement pour le FIS mais pour le diable si nécessaire pourvu que les responsables des malheurs disparaissent à jamais. Il décidera ensuite des retouches à apporter aux institutions qui doivent au préalable disposer de la souveraineté nécessaire et être situées au-delà de tout clivage politique. 

-Maintenant que le peuple ne revendique plus l’instauration d’une république islamique qui…….menace la paix mondiale mais lutte tout simplement pour sa survie,de quels préjugés vont se prévaloir ces néo-démocrates pour se mettrent en travers de ses aspirations légitimes? D’où leur détermination à conserver le statu -quo d’une situation à leurs avantages et qui leur permet de réinvestir l’argent indûment prélevé sur le trésor public dans les circuits d’une économie de bazar dont les retombées seraient la paupérisation du peuple et qu’ils ne se résoudront à quitter le pouvoir que lorsque le pays disputera au Bangladesh son rang de pays le plus pauvre de la planète selon un rapport de l’ONU. Ce n’est qu’à ce moment là qu’on pourra discuter dans l’apocalypse de démocratie et d’alternance au pouvoir sans crainte d’être taxés de terroristes ni de recevoir chez-soi la visite nocturne et impromptue des « GIA version DRS ». 

-En attendant,nous sommes contraint de continuer à consommer notre deuil et notre amertume sur fond de faux espoirs et de suspicion. A moins que nous réagissions afin que le pire de la compromission de l’avenir de nos enfants soit évité qui,sans cela, vivront comme des apatrides dans un pays qui est le leurs. 

-Bien que la démocratie n’a jamais été l’aboutissement des urnes à lesquelles nous nous sommes par civisme et surtout par crédulité soumis un certain 26 décembre 1991 et dont on connaît l’histoire ni une clause dans une quelconque constitution,la réaction de chacun ne doit emprunter que les moyens pacifiques en restant vigilant pour ne pas succomber aux allégations des chantres du régime rompus à l’art de la désinformation et de la supercherie à travers les discours de circonstances toujours à l’affût d’une éventuelle méprise pour renverser la vapeur de la manière qui fut la sienne durant la décennie sanglante. En attendant que l’avenir vienne nous porter conseils. 

-La prise de conscience par les citoyens de la réalité du danger et leur adhérence d’une manière sereine et réfléchie au processus du changement constitueraient le signe prémonitoire du déclin de ce régime dont la raison d’être est de ruiner le pays et de saper le moral de sa jeunesse pour en faire une société sénile ,le reste n’est que question de temps. Pour cela,il nous appartient de faire table rase de nos préjugés claniques,confessionnels,sectaires et séparatistes comme préalable à l’unité de la pensée et de l’action. Chacun de nous peut faire beaucoup dans cette perspective en s’abstenant à cautionner les comportements immoraux et répréhensibles dont la multiplication dans notre totale indifférence et notre laxisme à réagir en temps opportun à toutes les dérives si insignifiantes soient-elles a débouché sur le calvaire que nous vivons aujourd’hui et dont nous sommes tous responsables alors qu’on avait la possibilité de faire en sorte à ce qu’il ne se produit pas sinon avec moins d’incidence si nos comportements étaient plus raisonnables et si nous étions moins cupides et moins enclins à succomber aux tentations dans lesquelles nombreux parmi nous y voyaient un moyen d’arranger ses affaires aux détriments de toutes les valeurs au point où les comportements immoraux qui auraient du susciter notre réprobation se sont encrés dans nos mœurs pour qu’on finisse par ne plus nous en soucier.. Et si la majorité des citoyens ne se sont pas inscrits,chacun ayant ses raisons, dans la stratégie éradicatrice d’un pouvoir illégitime. 

-Une approche avec le model vénézuélien est peut-être instructive pour nous servir d’exemple. Ce pays à réussi son décollage économique et la redéfinition de son paysage politique pour instaurer une vraie démocratie sinon une justice sociale malgré les limites de son potentiel humain et de ses ressources mais dont le peuple a réussi malgré toutes les pressions étrangères et une autorité militaire plus impitoyable que la notre à remettre en cause la suprématie américaine incarnée par les généraux en rétablissant ,après le putsch, Hugo CHAVEZ dans ses fonctions de président encore plus fort que jamais contre leur gré et les contraindre à se soumettre à la constitution. Non sans les lourds sacrifices de la population (10 morts)qui,une fois son ultimatum expiré,a mit la capitale « Caracas » en feu et en cendres . Pour dire que rien n’est impossible et que le changement dépend seulement de la volonté de ceux qui le revendiquent et surtout de leurs dispositions à consentir les sacrifices nécessaires. Alors que chez-nous combien de président ont été….nommés et démis de leurs fonctions comme de simples fonctionnaires dans notre totale indifférence. Mieux encore,certains ont même applaudit la mesure en trouvant que tel président était proche de tel pays et qu’il fallait qu’il parte car leurs convictions régionalistes et leur impotence à prévoir le danger qui en découle les empêchent d’assimiler ce départ à un coup d’état dirigé contre eux-mêmes avant tout mais dont les conséquences ne sont perceptibles qu’à très long terme et on y est. Salah eddine SIDHOUM l’a bien dit on se posant la question:voulons-nous vraiment le changement?.La réponse est malheureusement non parce que notre conscience n’est pas suffisamment élaborée pour nous permettre de livrer une bataille de cette envergure en raison des préjugés auxquels chacun y tient et une opposition versatile qui ne s’abstient pas de trahir son sermon pour verser dans la lutte des clans en essayant d’en tirer le maximum de profits. Pour dire à quel point notre situation est complexe que seule la guerre civile pourrait changer en introduisant ,à l’instar de l’Irak,les bouleversements requis pour que les esprits puissent évoluer dans le sens d’une révolution pour la transition vers la démocratie. En déplaise aux pacifistes. C’est un passage obligé et ce n’est pas parce qu’on est algériens qu’on doit faire exception à l’histoire dont une saine lecture nous apprend que même les pays qu’on appelle aujourd’hui démocratiques sont passés par là. Malgré que c’est la solution qui s’impose,notre amour pour notre pays nous ramène chaque fois à se désister des solutions radicales -inévitables à long terme- au profit de l’option pacifique peut-être que le changement interviendra sait-on jamais. 

-Faute d’avoir manqué une occasion de se taire ,ce qui aurait été plus honorable pour eux,ils se sont pris dans l’engrenage en voulant cautionner une énième fois les dépassements et les caprices du pouvoir s’exposant ainsi au mépris de la société qui a failli les oublier et qui ne retient à leurs actifs aucun acte de dévouement ou de bravoure si ce n’est d’avoir fait des institutions de l’Etat des instruments de répression à leurs services exclusifs en toute impunité comptant sur la complaisance d’un pouvoir cette fois en perte de vitesse et insensible à leurs approches courtisanes tout simplement par ce qu’il les a sacrifiés sur l’autel de ses privilèges étant lui-même à la recherche d’issue pour se dégager du bourbier dans lequel il s’est empêtré en tablant sur une conjoncture internationale exceptionnelle et qui risque le naufrage à force de s’obstiner à naviguer à contre-courant. Une situation qui empire de jour en jour avec le rappel impromptu de leur génies par le créateur vers le monde de l’au-delà. 

-Quant à moi,c’est l’occasion de vérifier preuve à l’appui,la sagesse qui veut que la culture ne signifie nécessairement pas être titulaires de diplômes ,universitaires soient-ils ,qu’on exhibe ostentatoirement au bas des ouvrages ou le verbiage lors de forums qui au lieu de servir de centres d’études stratégiques à l’instar des pays où l’élite intellectuelle se respecte en s’abstenant à cautionner la dérive des politiciens véreux pour être exclusivement au service de la nation,servent de cercles pour les rebus de la société et les arrivistes de tout bord dont la mission se limite à défaut de disposer d’un projet de société,à pervertir habilement la réalité sous le couvert d’une certaine philosophie mensongère, insipide et indigente qui ne se reconnaît que dans sa haine à l’égard de l’islam,de la vertu et de la justice sociale. A telle enseigne que je m’estime heureux de ne pas avoir fréquenté l’université autrement j’en serais issu ignare,complexé et de surcroît désinvolte. 

Auteur: HAMMANA 

Les retraités Algériens,ces laissés pour compte du système.

11 décembre 2010

La situation économique et sociale des retraités est précaire et en dit long sur l’ingratitude de l’administration et de l’indifférence d’un système politique illégitime qui fonctionne sur le népotisme,le clanisme et les affinités qui fait qu’ils se trouvent réduits à la mendicité et tributaires des oeuvres charitables. Certainement ,en raison de ce qu’ils ne sont pas influents sur la scène politique et  passent pour etre un élément neutre qui en termes stratégiques n’inquiètent pas le pouvoir ni n’attirent sa convoitise parce que obsolètes pour servir ses intérets encore moins déterminants pour  constituer une quelconque menace pour lui.

Cette entitié fragile se trouve beaucoup plus que n’importe quelle autre frange de la société confrontée aux dures réalités quotidiennes totalement désarmée et livrée à elle-meme,étant exclue des mesures de revalorisation du pouvoir d’achat parce que ne figurant pas dans l’ordre des priorités des pouvoirs publics.

La distribution des revenus ne s’inscrit pas dans le cadre de la politique du gouvernement appelé à introduire une certaine équité dans l’attribution de la rente pétrolière qui revient chaque année à une caste de généraux génocidaires alors que la quasi -totalité du peuple vit dans la misère et le dénuement,mais qui est distribuée en fonction du critère d’allégeance à tel ou tel baron du pouvoir et  des contingences politiques et aux satellites du pouvoir.

Les retraités vivent au jour le jour,consommant leurs amertumes et leurs désespoirs sur fond de faux promessses et d’engagements qui finissent toujours par etre renvoyés aux calendes grecques.A telle enseigne que beaucoup d’entre-eux se demandent dans quel rang figurent-ils dans la mosaique sociale échaffaudée  par le gouvernement.

Après un parcours professionnel de plusieurs décennies faites d’abnégation et de loyauté et qui s’est au contraire avéré etre une malédiction.Alors qu’ils ne leur reste plus qu’à méditer sur l’approche sectaire du gouvernement du volet social qui présage d’un avenir morose et perfide.

HAMMANA Mahmoud,retraité

Guémar-Algérie

 

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