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Monde arabe:la misère des peuples et la malédiction du pétrole.

 

Nul peuple ne pouvait imaginer un seul instant que le pétrole qui aurait du servir le développement national et améliorer le quotidien du citoyen et promouvoir son mode de vie allait accentuer sa misère et être au service exclusif des multinationales et des puissances étrangères, n’engendrant que les crises et les guerres que des systèmes constitutionnellement illégitimes à la solde de l’occident livrent à leurs propres  peuples. Et à des degrés moindres aux cadres des entreprises des secteurs concernés qui estiment avoir eux aussi droit à leurs parts du gâteaux considérant que ce secteur n’appartient pas aux peuples comme secteur d’Etat mais fait partie du système des privilèges que les tenants des pouvoirs se sont arrogés et qu’ils distribuent aux gré de leurs convenances à leurs  satellites et en fonction de l’allégeance à tel ou tel baron du pouvoir. Ou encore mieux, alimenter les caisses noires institués au niveau des présidences des républiques ou des sommes faramineuses y sont déposées échappant ainsi à tous contrôles et servant des objectifs extranationaux comme  le financement des campagnes électorales de partis politiques dans des pays qui dans le passé étaient considérés comme ennemis ou l’achats d’arsenaux d’armes destinées à combattre je ne sais quel ennemi si ce n’est pour mater les soulèvements populaires, en sus que c’est une autre façon de dilapider les deniers publics et servir d’alibi face aux revendications syndicales sur l’insuffisance des ressources de l’Etat à les satisfaire; alors que le gouvernement se prévalait de la chute du prix du brut pour fuir ses engagements et  ses obligations vis-à-vis de la société dans des pays ou les réserves de change s’élèvent à plusieurs centaines de milliards de dollars et ou le citoyen est réduit à un tel état de dénuement qu’il est contraint de prospecter dans les décharges publiques à la recherche de son pain quotidien; alors que d’autres familles périssent chaque jour pour ne pas avoir trouvé de quoi manger dans l’indifférence total d’un pouvoir qui semble se délecter des souffrances de ses sujets en s’abstenant à décider des mesures pour remédier à cette situation pour le moins inhumaine. Ou destinées au fonctionnement de nos chancelleries à l’étranger transformées en lieux de villégiature par et pour une caste de généraux ,qui tirent profits de la rente pétrolière en fonction de la masse de celle-ci ,aux services de leurs enfants à l’occasion de leurs déplacements à l’étranger. 

 

Lorsque le pétrole fut découvert pour la première fois et que les premiers gisements furent opérationnels ,un sentiment de soulagement s’empara de nous et nous crûmes que cette ressource allait mettre fin aux souffrances et à la misère qui ont marqué indélébilement la vie dans les anciennes métropoles stigmatisée par plusieurs décennies d’occupation et d’oppression. Mais l’approche faite par les officiels fit que nos rêves se sont vite transformés en cauchemars car on allait être destinés à une vie encore plus âpre, plus misérable et parfois même avilissante pour les évènements qui allaient se produire et qui dénotèrent que nos espoirs quoique légitimes ne sont que chimères et une démonstration irrécusable de notre incapacité d’appréhender la question  avec le pragmatisme voulu et surtout que les aléas politiques préconisent pour se trouver acculés vers cet étrange et inconcevable paradoxe qui fait que les prix des denrées de première nécessité montent en flèche chaque fois que la conjoncture internationale impose l’augmentation du prix du baril .A tel point que beaucoup regrettent d’être citoyens de pays riches alors que leurs voisins dans les pays dépourvus de ressources vivent dans une relative prospérité économique ,comparaisant faite à leurs potentialités et ou la sécurité alimentaire est assurée par leurs dirigeants qui ont su faire une gestion adéquate et appropriée des moyens en leurs possessions. 

 

Le fait qu’un usage irrationnel ,sur fond de corruption et de clientélisme, est fait des ressources naturelles n’obéit à aucune logique si ce n’est celle des anciens colonisateurs qui tentent à travers l’imposition  du monopole de production et de commercialisation à perpétuer leur hégémonie et nous maintenir dans un état de dépendance économique compromettant ainsi nos chances de développement. Force est de constater que même les mesures de nationalisations s’avérèrent s’inscrire dans ce cadre au regard des pourcentages qui reviennent aux multinationales et qui dépassent dans la plupart des cas ceux des états producteurs qui ne tirent pratiquement aucuns profits compte tenu des charges assez élevées pour l’extraction et la gestion de ces ressources. 

Un rapport adressé aux nations unis dans le cadre des atteintes aux droits de l’homme fait état de coopérations  entre les gouvernements des pays producteurs de pétrole et les services de renseignement de beaucoup de pays(tel le Mossad,
la Cia;
la Dst etc…)pour l’engagement d’experts pour initier nos bourreaux aux techniques de la torture moyennant rétributions prélevées sur le budget de l’Etat dans le délaissement total des programmes de développement qui évoluent à un rythme très lent pour ceux ayant la chance d’être lancés. Une réalité qui laisse perplexe et qui trouve sans fondement dans la crise de légitimité qui caractérise les pouvoirs en place en constantes gesticulations pour se maintenir en naviguant à contre-courant des manifestations et des aspirations populaires. 

 

Auteur:HAMMANA Mahmoud 

Retraité 

Guémar(Algérie) 

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