• Accueil
  • > nouvelle
  • > La responsabilité des politiciens dans la tragédie nationale.

La responsabilité des politiciens dans la tragédie nationale.

-la responsabilité des déserteurs de l’armée française et de leurs supplétifs parmi les politiciens véreux dans la tragédie nationale n’est plus à démontrer au regard des charges imprescriptibles qui pèsent sur eux et des témoignages tous azimuts émanant même d’hommes du sérail et de personnes rapprochées des cercles de décisions. Des charges si énormes qu’ils ont du mal à les cacher , les minimiser ou contourner malgré le terrible dispositif de propagande mis en place pour la circonstance ,relayé par une presse et une élite intellectuelle aux ordres ,des concessions de tous genres…et les milices populaires qu’ils se sont ralliées. Si leurs implications ne suscitent désormais aucun doute,il est tout aussi impératif qu’instructif de connaître les circonstances qui ont fait que des criminels qui auraient du être envoyés au rebus de l’histoire se trouvent catapultés vers la haute sphère du pouvoir de la manière la plus abracadabrante . Pourtant, rares sont ceux qui se sont penchés sur le sujet qui semble avoir été éludé par l’opinion publique durant des décennies en raison du black-out opposé par le pouvoir au point de ne susciter malgré son importance aucun intérêt ni préoccuper qui que ce soit. Hormis les grands ténors de la révolutions que les affinités les faisaient sortir de leur mutisme(observé par souci de ne pas porter atteinte à la cohésion et créer de scission au sein de la famille révolutionnaire dit-on) pour réagir à d’éventuelles provocations ou lors de leurs passages à la télévision sans toutefois apporter les réponses à bon nombre de questions qui intéressent l’auditeur en quête de vérité sur les zones d’ombre qui continuent à envelopper un pan déterminant de notre histoire et l’approche ésotérique qui en est faite dans les manuels scolaires et les discours officiels . Rendant ainsi leurs interventions conjecturelles plutôt que s’inscrivant dans le cadre d’un débat national qui traite d’une manière académique de la sociologie de l’évènement et répondant aux exigences d’une certaine culture politique jusque-là étrangère à notre société et absente en tant que telle dans nos programmes scolaires et universitaires. -En effet,il convient de préciser que ces déserteurs ne sont pas tombés du ciel pour se trouver comme par un coup de baguette magique présidant aux destinées du pays .La question que les algériens devaient se poser n’est pas de savoir s’ils endossent la responsabilité de nos malheurs,ce qui est désormais établi et on ne pouvait s’attendre à autres choses que ceci, mais plutôt de se demander qui se trouvaient derrière leur intégration dans l’armée et leur fulgurante ascension par la suite malgré leurs antécédents antinationalistes? L’ouverture d’un débat sur ce sujet aurait permis d’élucider certaines vérités occultées par le culte de la personnalité que la propagande socialiste de Boumediene à ancré dans les esprits et en fit un tabou et ce,pour une meilleure appréhension de l’histoire de notre révolution dont la dimension universelle préconise qu’elle soit débarrassée des interdits et des préjugés pour une juste vision de notre avenir et non pour devenir un sujet de controverses et de scission , donnant matière à diatribes et ouvrant la voie à toutes les dérives. Mais après avoir bien réfléchi cela me parait tout à fait logique dans la mesure où le doute pèse sur la participation de ce grand Monsieur à la lutte de libération nationale. Sinon ,comment expliquer son long séjour à OUJDA(Maroc) au moment où nos valeureux guerriers succombaient aux balles de l’ennemi sur le champ de bataille?D’ailleurs sa préférence va toujours vers son compagnon Bouteflika au profit de qui il fit la sourde oreille à tous les avertissements émanant de la part de ses plus proches collaborateurs exigeant sa démobilisation et avec qui il partage ses idéaux entre autre celui d’avoir fui le combat libérateur pour finir par constituer un clan solidaire et mafieux qui n’est autre que l’ancêtre du cabinet noir d’aujourd’hui et à qui ont été chaleureusement invités les déserteurs de l’armée française qui les imposa contre le gré des nationalistes parmi les officiers de l’ALN qu’il sacrifia pour les besoins de sa cause. 

-Malheureusement,le verrouillage médiatique qu’il imposa au nom de la sauvegarde des acquis de la révolution et la désinformation firent qu’en débattre devint non seulement quasiment impossible mais assimilable à un acte de trahison par la majorité des algériens cédant aussi bien au charme de »moustache »et son talent de vantard qu’à sa campagne d’intox qui lui permis de se lancer dans une série d’assassinats visant ses opposants, étant connu pour son penchant de dictateur excluant le dialogue pour régner sans partage. Cette approche explique le pacte qui l’unissait aux soudards de l’armée française qui veut qu’ils soient blanchis en contrepartie de l’aider à se débarrasser des héros de la révolution qui ont payé lourdement le prix de l’indépendance et qui le gênaient par leur appel à l’instauration d’un gouvernement collégial parce qu’il voulait tout simplement s’emparer du pouvoir et qu’il ne pouvait trouver de plus dévoués à cette cause que des éléments aux tendances colonialistes achevant ainsi la première épisode d’un long et lugubre feuilleton. La raison invoquée pour le maintient de ces éléments qui allaient faire parler d’eux de la manière la plus sinistre de toute l’histoire de l’humanité étant mettre à contribution leurs expériences pour la construction de l’armée qui s’était faite à GHARDIMAOU en TUNISIE(pourquoi pas Alger?sans doute parce que le torchon brûlait entre le clan d’Oujda et le GPRA justement à cause de leur intégration dans l’armée ) . Ce qui est faux puisque même si on lui concède le fait de mettre à contribution cette expérience, leur rôles aurait du être limité à celui d’instructeurs qui une fois leurs missions achevées sont priés de vider les lieux et non hissés aux postes clés dans la hiérarchie militaire pour en faire plus tard les généraux…..des génocides. Ce fut ensuite l’œuvre de Chadli Benjedid (qui,mu lui aussi par la solidarité du clan, s’opposa à la purge qu’allait entreprendre le défunt KASDI Merbah au sein du cabinet noir et qui lui coûta la vie par la suite) d’achever ce scénario macabre pour qu’une seconde et sombre épisode de notre histoire soit écrite avec le sang et les larmes des victimes de la tragédie nationale et des souffrances de tout un peuple. -Si celui qui fait seulement l’apologie du terrorisme est au sens du décret sur la lutte anti-terroriste passibles des sanctions pénales,que dire de celui qui a parrainé les futurs bourreaux du peuple pour en faire de hauts responsables et de celui qui les a immunisés pour devenir les vrais détenteurs du pouvoir? Sinon qu’ils sont tous deux aussi criminels l’un que l’autre. Et pourtant qui parmi les algériens accepterait un tel verdict sur un personnage qui au lieu d’être ramené à sa juste proportion est tout simplement déifié par beaucoup d’entre nous qui semblent ne pas vouloir se rendre à l’évidence que nul n’est au-dessus de tous soupçons et que le fait de nous en tenir à une image surréaliste qu’on s’est faite à son propos et notre incapacité à nous en départir rendent nos jugements subjectifs et par voie de conséquence erronés,s’agissant de Boumediene dont les mauvaises intentions suscitaient mon inquiétude malgré enfant et qui se précisaient au fur et à mesure que je grandissais pour dire à juste raison que je ne l’ai jamais porté dans mon cœur et bien avant que Ali KAFI ne le désavoue publiquement comme étant le premier responsable du désastre national? Quant à notre ami Chadli,son passage à la tête de la présidence est en soi une bavure encore plus grande du système bien que le parcours des deux hommes est aussi chaotique l’un que l’autre . Preuve que l’Algérie n’a jamais eu de président à la mesure de sa grande révolution et des ambitions de son brave peuple. 

-Notre avenir dépend,donc de l’objectivité de notre analyse des évènements et de notre disposition à situer l’intérêt national au-dessus de toutes autres considérations et d’apprendre à faire surtout une saine lecture de l’histoire pour nous permettre de tirer les conclusions qui s’imposent au lieu d’être apôtre de la doctrine de qui que ce soit à moins qu’il ne s’agisse de figures emblématiques faisant l’unanimité et seulement pour s’en servir comme source d’inspiration dans notre parcours et non pour le seul plaisir d’en faire des idoles.

Auteur:HAMMANA 

Laisser un commentaire